octobre 8, 2018

Le Gratin épisode 15

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Une leçon de management hyper inspirante et passionnante évoquée en toute simplicité par le fondateur d’une chaîne de restauration qui cartonne.

L’invité

Victor Lugger est l’un des deux fondateurs de Big Mamma, une chaîne de restaurants italiens très à la mode à Paris qui révolutionne le secteur de la restauration (Pink Mamma, Mamma Primi, Ober Mamma, La Félecita,…). En moins de trois ans, ces restaurants ont fait un buzz incroyable et les gens font  la queue chaque midi et soir pour dîner dans ces restaurants italiens au rapport qualité-prix incomparable dans des lieux d’exception qui fleurent bon l’Italie. En écoutant cet épisode, vous comprendrez pourquoi.

Pourquoi écouter

On parle beaucoup de nos jours du monde des start-ups en évoquant le domaine de la tech (blockchain, intelligence artificielle, objets connectés, etc…). Cet épisode nous dévoile les coulisses du succès dans un domaine bien traditionnel qui nous touche tous : la restauration. Victor livre un témoignage incroyable d’authenticité et de bon sens qui explique comment faire du neuf dans un secteur où tout a théoriquement déjà été fait.

Il décrit l’incroyable aventure de la naissance et du développement du concept des trattorias Big Mamma, depuis l’échec d’un concept de restaurant de crêpes, en passant par la tournée des producteurs en Italie, l’ouverture de deux restaurants éphémères pour se confronter au marché, jusqu’à la création du plus grand restaurant d’Europe au cœur de Paris. Cette partie de l’épisode est passionnante. Il évoque l’importance de l’association, du fait de savoir écouter ses envies pour réussir. A travers de multiples anecdotes, l’invité nous livre de précieux conseils pour entreprendre sans se poser en donneur de leçon et nous parle avec passion du secteur de la restauration.

Ses conseils : faire un projet qui repose sur une véritable envie pour embarquer ses clients, ses investisseurs et ses employés, savoir écouter les signaux faibles, ne pas se fixer de limites, être full-time et travailler dès le départ avec un associé dont on est certain des valeurs et de la complémentarité, se confronter très vite au marché. On a beaucoup parlé des interventions de Steve Jobs à Stanford ou du PDG de Danone à HEC à propos du monde de l’entreprise et de la réussite. Voici un témoignage tout aussi riche, tout en simplicité qui parlera à tous ceux qui pensent se lancer un jour dans un projet entrepreneurial. Cet épisode devrait être écouté dans toutes les écoles qui enseignent les rudiments du commerce et du management.

Bonne écoute

Verbatim

Pour qu’une boite marche, il y a deux clés majeures : il faut trouver de l’argent et trouver des gens extraordinaires. Trouver des gens extraordinaires, ça leur donne envie de rester et ça fait que les gens sont épanouis le matin en venant en boulot et ont envie de rester. Si tu as ça, le reste suivra. Il y aura bien sûr toujours des problèmes à résoudre, des process à mettre en place mais le vrai défi c’est ça.

A propos de l’envie par rapport à son travail

Ce job, je le veux : le plus important dans la vie c’est d’avoir envie : ça marche pour draguer une fille , pour devenir président de la république ou avoir un job.

Pour réussir, il ne suffit pas d’être le meilleur, il faut être séduisant. Tu fais du business avec quelqu’un parce que tu as envie de le revoir. Tu veux emmener les gens avec toi.

Faire bien le boulot c’est la base, sinon on n’en parle même pas, mais il faut séduire pas convaincre.

Woody Allen : « si tu es plus intelligent que tu n’es beau, évite les clubs trop bruyants. »

Il faut être à l’écoute de soi-même pour monter un projet. Big Mamma, ce n’est pas que du marketing :  j’ai une super histoire à raconter parce que j’ai une histoire qui me plait. je ne me lève pas le matin pour créer un truc artificiel dont je suis détaché émotionnellement Cette boite est le prolongement de nous-même et on l’a faite à notre image. C’est la clé.

Faire marcher une boite : c’est faire marcher un truc que personne ne fait, soit tu fais un truc mieux que les autres. Si je fais un truc qui me passionne, je vais le faire mieux que les autres.

Il faut connaitre ses talents. Travailler dur c’est la base. Mais tes compétences, c’est la clé

Savoir écouter

Quand tu racontes ton projet à des gens, il faut être à l’écoute des signaux faibles. Si tu présentes une boite et que ton interlocuteur pense que c’est une bonne idée, il va dire : « c’est un truc de ouf, une idée de malade mental, je suis fan, je vais te présenter à d’autres gens ». S’il te dit juste : « ah oui c’est sympa, c’est génial » et rien d’autre, ça veut dire que c’est une idée de merde. Si tu n’écoutes pas les signaux faibles, c’est parce que tu veux te conforter dans ta vision du monde, ce qui n’est pas illégitime car monter une boite c’est monter un truc qui n’existe pas dont 80% des gens se foutent et 20% sont contre. Etre un entrepreneur c’est imposer sa vision du monde donc c’est antinomique avec le fait d’être à l’écoute.

A propos de l’association

La chose la plus précieuse dans un projet c’est un associé. J’ai monté une fois un projet en by-side à côté de mon job. Quand tu te lances sans associé et pas en full time tu te plantes à la première difficulté.

Il n’y avait pas de projet au préalable : c’était une condition de réussite. Si tu montes ton projet seul et que tu fais monter quelqu’un au bout de deux ans pour te développer, c’est compliqué. Moi je privilégie une association à 50-50 . Il faut ensuite partager l’idée à 50-50

A propos de la restauration et du concept des restaurants Big Mamma

On se remet en question en permanence. Si on pense qu’on a un bon concept, on est mort : il faut que ce soit bon, pas cher avec un super décor entretenu et renouvelé et on se remet en jeu chaque midi et chaque soir.

Chaque fois qu’on a une idée qui paraît difficile on essaye de la faire. Dans le métier de la restauration, toutes les bonnes idées ont été eues : il ne reste que les idées de merde ou à la con, nous on pense que ça vaut le coup d’investiguer. C’est comme cela qu’on s’est différencié : acheter en direct en Italie, travailler avec des employés italiens, ouvrir des restaurants énormes.

La règle de base dans la restauration : peu d’inspiration, beaucoup de transpiration. Ceux qui marchent le mieux sont ceux qui font le plus d’efforts.

Pour avoir du succès, il faut déléguer et faire rentrer des gens plus intelligents : faire un gamin te force à faire ça.

Le Podcast

Le Gratin (ex crème de la crème)

Pauline Laigneau, la fondatrice de la marque de joaillerie Gemmyo, a eu envie de partager les secrets de réussite des entrepreneurs à succès. Chaque semaine, elle décortique avec ses invités les clés de leur succès. Pauline connaît elle-même un succès important avec son entreprise et semble très à l’aise avec les entrepreneurs qu’elle interroge car elle sait de quoi elle parle.

Lien vers l’épisode

 

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