PODCASTZAP. Impact positif - les jeunes disent non au changement climatique
mars 14, 2019

Impact positif #16

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Si certaines revendications étudiantes finissent devant des CRS, d’autres prennent des formes originales et novatrices. Il en va ainsi du « Manifeste pour un réveil écologique » élaboré par des étudiants d’universités et de grandes écoles ou des actions « Youth For Climate » qui ont lieu chaque vendredi pour alerter l’opinion sur l’urgence climatique.

Lien vers l’épisode

Pourquoi écouter cet épisode de Impact positif

Cet entretien avec un polytechnicien et une étudiante à la Sorbonne et Sciences Po devrait vous interpeller. À quoi bon aller en cours dans un monde qui sera détérioré plus tard ? Pourquoi travailler pour une entreprise qui serait prête à embaucher sans se préoccuper des impacts de ses activités sur la planète ? Ces questions, les étudiants sont de plus nombreux à se les poser et à les adresser à leurs ainés ainsi qu’à leurs futurs employeurs. Ils ont décidé d’agir pour sensibiliser le plus largement possible tous leurs pairs et au-delà l’ensemble de la société.

Pas de doute, la nouvelle génération a bien compris que son futur sera indéniablement impacté par les changements climatiques. Lycéens, étudiants d’universités et de grandes écoles veulent que ça bouge et se mobilisent pour le faire savoir. Il faut toujours prêter l’oreille aux revendications estudiantines… A l’image de Greta Thunberg, ils prônent un discours cash, simple destinés à prendre le pas des militants écologistes ou des scientifiques qui alertent sans être entendus.

Comme tout mouvement étudiant, il y a sans doute une part d’utopie dans ces actions. Il faut pourtant reconnaître qu’ils ont totalement raison. Même si les solutions sont complexes à mettre en œuvre, la multiplication des initiatives débouchera nécessairement sur des actions concrètes. Enfin, espérons-le…

Bonne écoute

Verbatim

Le constat des étudiants

On s’est rendu compte d’un grand problème systémique. On a décidé d’écrire un texte avec 3 buts : libérer la parole en posant les constats, parler du sujet au-delà de la communauté étudiante et peser sur les structures qui ne s’engagent pas sur l’urgence climatique.

Le mur dont on parle c’est l’urgence climatique et la finitude des ressources.

Nous nous bornons au mieux à l’ignorance au pire au déni. Nous devons placer la transition écologique au cœur de notre projet de société.

On voit déjà les établissements d’enseignement supérieur bouger sur le contenu de leur enseignement.

A propos de leurs actions

Au-delà de la sensibilisation, on veut créer un socle commun de connaissances qui manquent pour cerner le problème. Tout le monde a conscience du problème mais personne n’arrive à quantifier et comprendre les directions à prendre pour y échapper.

On peut sortir de HEC sans avoir aucune connaissance sur le potentiel impact du changement climatique sur le monde de la finance à 5 ou 10 ans.

A quoi cela rime-t-il de se déplacer à vélo et de travailler pour une entreprise dont l’activité contribue à l’accélération du changement climatique ou à l’épuisement des ressources.

On voit des entreprises qui nous reçoivent pour éviter d’être blacklistées et d’autres qui veulent s’interroger avec nous.

Notre génération a pris conscience des enjeux car nous serons les premiers à en subir les conséquences directes du changement climatique.

« Youth for Climate » est une plateforme accélératrice de mobilisation. On défile tous les vendredis en appelant les lycéens, étudiants et professeurs à manifester.

Greta Thunberg est très inspirante car elle porte un message d’une simplicité extrême. La simplicité de ses propos manquait aux militants écologistes ou au spécialiste du climat.

On se rend compte que les politiques n’envisagent pas le mur qu’on risque de se prendre. Ils obéissent aux impératifs de court-terme.

Il faut qu’on réinvente le système économique en dehors des bornes du capitalisme avec une croissance sobre sans cet impératif de croissance du PIB.

Se focaliser sur la croissance du PIB est une des racines du problème environnemental. On souhaite une certaine forme de ralentissement.

Nous voulons donner des outils pour s’orienter dans la jungle des rapports RSE.

Tous les vendredis on manifeste en portant une revendication différente.

Le Podcast Impact Positif

Sylvia Amicone part à la rencontre des acteurs qui bougent face à l’urgence climatique. Scientifiques, artistes, entrepreneurs, mécènes sont interrogés par cette animatrice dynamique pour exposer leurs solutions et les projets qui les mobilisent. C’est toujours intéressant, bien rythmé et exhaustif. Bref un podcast incontournable et dans l’air du temps.

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