PODCASTZAP : Happiness thérapy - Neufs clés pour être heureux
janvier 27, 2019

Happiness Therapy

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Vous avez survécu au fameux Blue Monday mais le bonheur vous échappe encore malgré vos achats compulsifs durant les soldes. Pas de panique ! Cet épisode très riche sur la question va vous aider à mieux vous sentir. Savourez donc cette gourmandise audio-philo-littéro-scientifique !

Lien vers l’épisode

Pourquoi écouter cet épisode de Happiness Therapy

Cet épisode nous propose un vaste tour d’horizon sur les questions liées au bonheur. A notre époque si trouble, la quête du bonheur constitue-t-elle une chimère ? Savoir s’octroyer de menus plaisirs nous permettra-il un jour d’atteindre le stade ultime de la félicité ? Comment distinguer les notions de joie, de plaisir et de bonheur ? Hormis notre contexte de naissance, avons-nous les mêmes prédispositions pour être heureux ? Pourquoi interagir avec les autres est-il fondamental pour son bien-être ? Quels sont les bienfaits potentiels de la psychologie positive ?

En faisant appel au philosophe Charles Pépin, à l’expert en neuroscience Erwan Deveze et à Florence Servan-Schreiber adepte de la gratitude et de la psychologie positive, Marion Louis décline une analyse bien ficelée émaillée de citations d’écrivains et de philosophes. Pour ceux qui auraient échappé à la vague médiatique provoquée par le dernier Houellebecq, l’impact du neurotransmetteur choisi comme titre de son dernier opus par le romancier n’aura plus aucun secret pour vous. En résumé : courez, bougez, vivez, faites l’amour, cultivez ce pour quoi vous êtes doué(e) et tout ira bien, même si vous n’êtes pas né(e) dans une famille abonné au Figaro.

Bonne écoute

Les invités de l’épisode

Trois invités nous font partager leurs croyances ou leurs études sur l’épineuse question du bonheur : Le philosophe Charles Pépin, auteur de La confiance en soi, le consultant en neuro-science Erwan Deveze et Florence Servan-Schreiber, auteure de Trois Kifs par jour et professeure de bonheur adepte de la psychologie positive.

Verbatim

Jacques Prévert : « J’ai reconnu le bonheur au bruit qu’il a fait en partant. »

Le bonheur renvoie à un état durable de satisfaction existentielle. C’est un leurre, une fiction et un fantasme.

L’animal humain ne peut pas être heureux parce qu’il est conscient de sa mortalité, de l’écart entre son réel et son idéal, de la souffrance des autres, de l’injustice du monde.

Le bonheur n’est pas possible sauf à se bourrer le crâne et se mentir à soi-même ou se voiler la face.

On ne peut apprendre à personne à être heureux mais on peut proposer des pistes pour aller mieux.

Le bonheur et le malheur cohabitent en permanence. Quel intérêt aurions-nous à être heureux tout le temps ? Il n’y aurait aucun contraste, aucune progression possible.

Il est possible de substituer la notion de joie à celle de bonheur. La joie est une émotion impromptue qui s’accommode de la difficulté de la vie.

Même quand le bonheur n’est plus possible, la joie demeure possible.

On peut trouver dans la lucidité du réel une vraie joie sereine de celui qui sait et qui ne se laisse pas dévorer parce qu’il sait.

Nietzsche définissait la joie comme le sentiment que la puissance d’exister s’accroit.

Il existe des prédispositions au bonheur mais rien n’est figé dans notre cerveau et nos gènes.

Quand on parle de bonheur, on confond le plaisir à court terme et la recherche de satisfaction et de bien-être sur le moyen ou long terme.

On peut s’octroyer des petits plaisirs quotidiens qui provoquent une petite décharge de dopamine dans le cerveau.

Si on est dans la consommation à outrance, on devient comme un junkie mais cela ne nourrira pas un bien-être prolongé et durable.

Le rapport avec les autres, l’engagement, le fait de produire ou de participer provoquent des sensations de puissance. Mais cela ne suffit pas, il nous faut aussi du sens.

La recherche de sens va permettre une activation cérébrale plus riche que la petite action de dopamine de la récompense. On va inonder le cerveau de sérotonine et de cytosine. C’est là que se joue la question du bien-être à long terme.

Selon une étude de Harvard menée entre 1938 et 2015, les personnes avec les meilleures connexions avec leurs amis, leur famille et leur communauté sont plus heureuses, en meilleure santé et vivent plus longtemps.

Le confort adoucit et facilite mais il ne suffit pas pour être heureux. Le niveau de bonheur n’est pas corrélé au niveau de vie. Ce sont les inégalités qui rendent malheureux.

Maîtriser les inégalités, c’est permettre la cohésion d’une société.

La Finlande est le pays où les gens sont le plus heureux en 2018. La France est 28ième.

On peut être joyeux seul mais pas heureux. Le bonheur, c’est d’abord une qualité d’environnement relationnel proche.

Flaubert : « être bête, égoïste et avoir une bonne santé, voilà les trois conditions pour être heureux. »

La reconnaissance de ce qu’on fait est une source de bonheur. On réussit à extérioriser son intériorité par ses actes.

Dostoïevski : « l’homme se plait uniquement à compter ses soucis, il ne calcule pas son bonheur. »

La comparaison via les réseaux sociaux est un poison. Il faut avoir à trouver dans le réel ce qu’il y a à aimer et non pas dans un fantasme.

Nous pensons qu’améliorer ses défauts est le truc à faire. Alors que mieux je sais ce que je fais bien et plus je le fais, mieux je me sens. Corriger ce qui ne va pas nous apporte moins de satisfaction que d’accentuer ce que nous sommes et ce que nous faisons déjà, nos travers compris.

Le biais de négativité est inscrit dans notre cerveau à tous. Des études des sciences neurocognitives démontrent que le fait de se mettre en mode positif va transformer notre cerveau dans son comportement et son anatomie.

Le Podcast Happiness Therapy

Animé par Marion Louis, rédactrice en chef adjointe à Madame Figaro, Happiness Therapy propose un podcast sur le bien-être. En faisant appel à des artistes, des philosophes et autres experts de la question, ce podcast aiguise notre réflexion sur tous les grands et petits moments qui nourrissent les expériences heureuses de notre existence. Tout le monde ne se retrouvera certainement pas dans l’univers de ce podcast mais il faut reconnaître qu’il est conçu avec une bonne dose d’intelligence.

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