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L’écologie digitale pourrait paraître au premier abord un concept fumeux. En écoutant le discours d’Inès Léonarduzzi, on réalise les enjeux cachés du développement frénétique de l’industrie numérique. Son discours décomplexé sur les aspects négatifs des énergies vertes vous interpellera. Cet épisode de Bouge ton curcuma vaut le détour.

Lien vers l’épisode

Pourquoi écouter cet épisode de Bouge ton curcuma

Inès Leornaduzzi est une jeune femme brillante et elle le sait. Elle pourrait paraître agaçante par certains côtés mais sa démarche sur l’écologie digitale a le mérite d’attirer l’attention, y compris au plus haut niveau. Elle œuvre à travers une startup et une ONG afin de vulgariser et éduquer les entreprises sur les impacts de leur activité numérique. Cela est louable et mérite d’être encouragé. Ses illustrations concrètes sur la pollution numérique d’un mail ou d’une requête sur un moteur de recherche sont très parlantes.

Je vous invite notamment à écouter ses réflexions sur nos modèles économiques basés sur le PIB et par conséquent sur un modèle de flux et de production plutôt que de réutilisation. L’hôte du podcast, Cyndy, l’invite habilement à faire un parallèle avec la santé. Si on est malade, on ne va pas s’épuiser jusqu’à la mort. Il y a une différence incroyable entre la manière dont on se traite et celle dont on traite notre planète. Tout est dit. La jeune femme est déjà passée dans plusieurs podcasts mais celui-ci est probablement son meilleur entretien.

Bonne écoute

Verbatim

A propos de l’écologie digitale

Mon entreprise a comme but de développer des technologies à marge écologique positive. J’ai aussi théorisé la notion d’écologie digitale avec des ingénieurs.

L’écologie digitale a pour but de répondre à la pollution numérique.

On distingue trois formes de pollution numérique : atmosphérique, sociétale et intellectuelle.

« Google fais-moi des pâtes ». Il y a un côté abrutissement de l’humain à travers une technologie qui est pourtant saine à l’origine. Distinguons l’assistance et l’assistanat !

Les entreprises et la pollution numérique

Les grands patrons d’entreprises technologiques mettent tous leurs enfants dans des écoles déconnectées.

On fait des conférences et des ateliers où on explique les différents types de pollution numérique et on donne des chiffres et on illustre cette pollution dans chaque industrie.

Quand les enjeux sont compris, on fait une cartographie des points de dépenses numériques.

Il n’y a pas de progrès sans mesure. On a développé des outils pour mesurer la diminution des dépenses numériques.

Il y a des dépenses incompressibles. On ne peut pas arrêter l’usage des mails. On va mettre en œuvre des stratégies compensatoires et il y a des dépenses évitables sur lesquelles on met en place des stratégies d’optimisation.

Nous concevons des stratégies digitales durables : comment peut-on créer un modèle économique digitalement positif en termes d’énergie et qui crée de la valeur.

On perd les gens, y compris les plus éduqués quand on commence à parler concrètement des notions de développement durable et d’écologie et des impacts chiffrés de nos usages quotidiens en termes de déplacement. Ce n’est pas normal.

L’écologie numérique concerne tout le monde : toutes les personnes ont un smartphone.

Chaque requête fait sur un moteur de recherche émet 5 à 7 grammes d’équivalent Carbonne. Taper directement l’adresse dans l’url d’adresse au lieu de la barre de recherche permet d’être moins énergivores.

En laissant des pages ouvertes, ces dernières se rechargent au cours de la journée si on ne les suspend pas.

A propos des énergies et de nos modèles de développement

Je crois aux énergies propres plus qu’aux énergies vertes. Les énergies vertes décarbonnent les villes riches. Les éoliennes, pour être construites, ont besoin de métaux rares qui sont critiques et génèrent des conflits géopolitiques (le lithium). Une Tesla demande une quantité incroyable de lithium. On déglingue la planète pour faire des villes décarbonnées et déculpabilisées et des voitures non polluantes.

Un data center est l’usine du 21ièmesiècle. Le numérique est une industrie électrique virtuelle.

Comme disait Deleuze, le reflet dans un miroir est virtuel mais il existe pourtant.

Les énergies propres se conçoivent à partir du recyclage des déchets sans impacter la planète grâce à une économie circulaire du numérique.

Pour faire du PIB, on a misé sur des méthodologies basées sur des de flux : production, usage et déchets. On n’a pas intérêt à retravailler ce qui a déjà été créé sous peine de gagner moins d’argent et créer moins d’enrichissement au niveau d’un pays. On a une mentalité de production et non de réutilisation.

Demain, un pays économiquement et écologiquement viable sera souverain de ses déchets et de ses poubelles plutôt que de ses sols et de ceux des autres.

Si on est malade, on ne va pas s’épuiser jusqu’à la mort. Il y a une différence incroyable entre la manière dont on se traite et celle dont on traite notre planète.

L’écologie commence par soi-même.

 

Le Podcast Bouge ton curcuma

Bouge ton curcuma a pour objet d’aider à prendre sa santé en main à travers les témoignages de ceux qui œuvrent dans le domaine de la santé complémentaire. On y parle bien-être, santé, mode de vie. Vous découvrirez peut-être la motivation nécessaire ou les solutions pour vous bouger et adopter une manière de vivre plus saine. Ce podcast healthy est animé par Cindy qui gère le blog curcumabox pour nous aider à s’y retrouver en matière de santé et bien-être. Un peu comme nous avec les podcasts !

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